TWAMER – Indonésie – Labuan Bajo

Indonesia – Labuan Bajo (Flores) – MTs Darussalam Labuan Bajo

 

 

Après un bref passage en France me voici de retour dans un des pays que j’ai le plus apprécié durant mon voyage : l’Indonésie !

Cette fois je me rends à Labuan Bajo, une des villes principales de l’île de Flores par laquelle on accède au parc national de Komodo.

Après une rapide recherche sur Google, je m’aperçois que mon bungalow est situé à une centaine de mètres d’une grande école indonésienne qui compte plus d’une centaine d’élèves. Bingo !!

 

 

Lorsque je traverse la cour de récréation de l’école « MTs Darussalam », un professeur m’arrête pour me demander ce que je fabrique dans les parages. Je lui réponds en anglais avec un large sourire mais il ne me comprend pas et garde un air suspicieux… Il me propose de discuter avec Rahim, un autre enseignant qui parle anglais et que je parviens à rassurer en quelques phrases.

Rahim m’explique comment fonctionne les écoles à Labuan Bajo : Ici les enfants ont cours exclusivement le matin (dès 7 heures) et 6 jours par semaine. Dans son école tous les élèves et les professeurs sont musulmans mais ici la tolérance est de mise et chrétiens et musulmans cohabitent très pacifiquement. Il m’explique également à quel point c’est important pour ses élèves d’être ouverts sur le monde mais il me précise que cela est parfois difficile à cause de la barrière de la langue. En effet, dans son école on parle Bahasa mais l’ensemble des élèves sont issus de 5 cultures différentes qui ont chacune leurs spécificités linguistiques. D’ailleurs, certaines de ces langues sont enseignées dans cet établissement parmi les 16 matières autour desquelles s’organisent les cours.

 

 

Après 2 minutes d’attente Rahim obtient l’accord du principal pour que je rencontre les élèves d’une des 12 classes de l’école et il se propose d’être mon interprète. Wahou ! C’est du rapide à Labuan Bajo !

La politesse de ces étudiants est sans pareil et le respect qu’ils témoignent à leur professeur fait plaisir à voir. Mais cela fait quelques temps que je n’ai plus TWAMé et je suis un peu intimidée. Malgré mon trac, je me sens à nouveau dans mon élément au bout de quelques secondes, et pour cause : en face de moi je ne vois qu’une vingtaine de sourires et des paires d’yeux remplis de curiosité.

 

 

Les élèves se sont tous regroupés pour être plus près de mon ordinateur et, à chaque diapositive de ma présentation Rahim traduit mes propos en bahasa ce qui crée des éclats de rire en décalage, surtout lorsque je tente de répéter quelques mots avec mon accent français.

Je suis extrêmement surprise et émue lorsqu’à la fin de mon intervention les élèves demandent à Rahim de me traduire le fait qu’ils se sentent très chanceux de m’avoir rencontrée et j’ai la larme à l’œil quand, avant mon départ, chacun vient me saluer par une poignée de main en inclinant la tête pour toucher ma main de leur front. Rahim m’explique que c’est une tradition ici lorsqu’on souhaite saluer quelqu’un que l’on respecte particulièrement. S’ils savaient à quel point c’est moi qui suis honorée d’avoir partagé ce moment avec eux…

 

Alors qu’en France il faut en référer au rectorat et patienter plus de 2 semaines pour (peut-être) avoir la chance d’intervenir auprès d’une classe, ici, en Indonésie, tout est simple. Les gens se font confiance intuitivement et cela fonctionne. Voici une des raisons pour lesquelles j’aime particulièrement ce pays.

C’est la deuxième fois qu’une école indonésienne m’ouvre ses portes et j’en garde à nouveau un souvenir magnifique : des rires, de la candeur, beaucoup de respect et de curiosité, et, comme toujours, des moments de partage inestimables.

 

TWAMER – Apartado – Colombie (part2)

Après avoir visité 2 écoles d’anglais à Apartado, Yoann et Martin continuent à m’aider et me présentent Omar, le responsable du Syndicat « la Sintrainagro » avec lequel ils collaborent.

Omar ne ménage pas ses efforts, et nous donne rendez-vous dès le lendemain matin, à 7 heures tapantes. Il a contacté les directeurs de deux grandes écoles publiques et a organisé pour nous des visites matinales dans chacune d’entre elles.

Yoann et moi avons un peu du mal avec ce réveil matinal mais Omar nous attend de pied ferme et son enthousiasme n’a d’égal que sa motivation.

C’est bien la première fois qu’on vient me chercher en voiture en bas de mon hébergement pour m’amener jusqu’à une école, et tout ça avec un délicieux petit déjeuner qu’Omar a pensé à emporter pour nous et que nous dégustons durant le trajet !

L’hospitalité colombienne est décidément sans égal ! Et la gentillesse d’Omar m’émeut autant qu’elle m’intimide.

 

 

Dans le premier établissement que nous visitons, les filles et les garçons font classe à part.

Nous faisons une première présentation dans une classe de garçons, ils ont environ 14/15 ans et n’ont de cesse de poser toutes sortes de questions. Leurs yeux pétillent de curiosité et ceux de leurs camarades viennent se coller aux carreaux des fenêtres de la classe.

Lorsqu’après une heure, nous sortons de la salle pour retrouver une classe de filles, c’est une joyeuse cohue qui se crée dans les coursives de l’établissement ! Des dizaines d’élèves de tout âge viennent pour nous parler, nous offrir des bracelets ou prendre une photo. Nous arrivons à peine à marcher !

 

A peine pénétrons-nous dans la classe des filles, que celles-ci commencent à chuchoter et à nous tendre des sourires bienveillants (je crois que Yoann a la cote). Comme dans chaque école que j’ai eu la chance de visiter, j’arrive assez rapidement à distinguer les comportements de ces jeunes étudiantes et cela me fait sourire : il y a la rêveuse dont le regard se perd sur le tableau, la studieuse, qui prend scrupuleusement des notes ou encore l’espiègle qui chuchote avec sa voisine en étouffant ses rires…

Qu’elle est belle la jeunesse colombienne !

 

A la fin de notre présentation, chacune des élèves se jettent littéralement sur Yoann et moi pour nous serrer la main et prendre (encore) des selfies…

Nous avons du mal à déambuler pour sortir de l’école et quittons les lieux sous des dizaines de « hello » rieurs.

 

Mais il ne faut pas traîner, Omar nous attend et nous filons droit vers la deuxième école ! Nous avons hâte d’y arriver même si la fatigue se fait sentir car c’est une matinée en flux tendus !

Après 15 minutes de route, je n’ai même pas le temps de fumer une cigarette qu’on me fait signe : « Vamos pues ! Ya les esperan ! »

 

 

Dans le collège de Santa Maria de la Antigua la classe que nous avons la chance de rencontrer est mixte et les élèves sont un peu plus jeunes, entre 11 et 13 ans.

L’ambiance est plus calme, plus studieuse, ce qui est étonnant vu leur nombre (environ 30 élèves).

Omar a demandé à un journaliste de venir prendre quelques photos (Ah la vie de star ..!) et les regards des élèves se font timides dès qu’ils croisent l’objectif.

Leurs questions sont pertinentes et précises, et ils démontrent un réel intérêt quant à l’histoire de la France. Sous le regard bienveillant de leur professeure souriante, nous discutons des significations respectives des drapeaux de nos pays aussi bien que de nos traditions culinaires. Il nous interrogent notamment sur la nature des principaux conflits sociaux en France et des secteurs lesquels reposent l’économie française 

 

Après une bonne heure de présentation, Omar nous fait signe qu’il est temps de quitter les lieux, ce que nous faisons en serrant quelques étudiants dans nos bras ou en leur faisant une bise, avant de retrouver le directeur de l’école à l’enthousiasme débordant.

 

Ces 2 jours de Twaming étaient une première pour Yoann et il en sort avec un sourire qui n’a d’égal que sa gentillesse.

Quelques jours plus tard, je suis très heureuse d’apprendre que cette expérience l’a tellement touché qu’il est lui aussi devenu un Ambassadeur de TWAM et je n’ai aucun doute sur l’énergie qu’il mettra à rencontrer sans cesse de nouveaux étudiants.

Quant à moi, ce n’est pas une première, mais c’est une expérience qui sort du commun, tant par le nombre d’étudiants rencontrés que par l’aide qui m’a été apportée par Yoann, Martin et Omar (et par l’intensité de ces 2 jours) !

 

Je quitte cette dernière école les larmes aux yeux.

Les enfants du monde sont beaux.

Si d’aventures vous vous retrouvez à Apartadó, Colombie, sachez que plusieurs établissements n’attendent que vous pour développer un échange avec eux, pour faire briller les yeux de leurs étudiants.