L’indonésie

 Rinjani, Tortues & Fiesta

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On ne dirait pas comme ça, mais l’Indonésie c’est grand, très grand ! Bien trop grand pour être exploré avec un visa de 30 jours. Néanmoins, en 4 semaines, j’ai pu en avoir un excellent aperçu. L’Indonésie c’est le pays des extrêmes : des volcans de plus de 3500 mètres aux des profondeurs marines de plus de 100 mètres, des températures proches de zéro avec des tempêtes de pluie à la canicule, de la fête jusqu’au petit jour au remix de « Seul au monde » (Wilsoooon !). Vous y trouverez à peu près tout ce que l’Asie peut offrir et découvrirez la générosité sans pareil des indonésiens.

 

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Où et quand ?

 

A l’approche des fêtes de fin d’années les prix ont tendance à grimper, mais c’est de loin la meilleure saison, il fait beau, chaud, les orages sont peu fréquents et la mer peu agitée (détail important car la plupart des trajets se font en bateau).

Mais qui dit bateau dit aussi temps de trajet trèèèès long et parfois très cher. Si vous ne voulez pas passer plus d’un mois en Indonésie et ne pas solder votre PEL, je vous conseille de cibler une partie de l’Indonésie et de l’explorer à fond. Pour ma part, J’ai passé un long moment entre Bali et Lombok et me suis également rendue dans le nord de la Sulawesi. Quand on regarde la carte, la zone Bali-Lombok semble ridiculement petite, pourtant elle offre une variété de paysages et d’ambiances incroyable.

 

 

 

Combien ?

 

C’est de loin le pays d’Asie qui m’a coûté le plus cher. Plusieurs raisons à cela : les transports et la nécessité de recourir à un guide sur certains sites. Néanmoins, cela vaut largement le coup et, quoi qu’il en soit, le coût de la vie demeure toujours bien moins élevé que celui de la France.

 

  • Hébergement :

Vous ne trouverez pas partout des auberges de jeunesses. Celles-ci sont principalement implantées dans les villes touristiques comme Kuta Bali ou Gili T. Et ne vous attendez pas à payer moins de 10 € la nuit, même pour un dortoir plus que sommaire. En revanche, dans les régions plus excentrées, vous pourrez séjourner dans des chambres doubles basiques pour un tarif allant de 10 à 15 € par chambre (double) et par nuitée. N’essayer pas de négocier le tarif d’une chambre après qu’on vous l’ait annoncé, cela ne se fait pas en Indonésie. Il vaut mieux annoncer votre budget maximum lorsque vous arrivez à la réception d’un hôtel. Le gérant vous conduira alors vers la chambre qui correspond à votre budget (et vous n’en connaîtrez jamais le prix initial) ou vous recommandera un autre établissement.

Pour ma part, le coût de l’hébergement en Indonésie pour 26 nuitées s’est élevé à 260 €, soit 10 € par nuit, ce qui reste raisonnable pour l’Asie.

 

 

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  • Nourriture :

Encore une fois, la différence reste notable entre les lieux touristiques (le Sud de Bali, Gili T) et les zones plus reculées (Nord de Bali, Lombok, Sulawesi). Dans les premiers vous trouverez des pizzas, burgers, pâtes carbo et même des Mac Donald alors que dans les secondes ce sera principalement… du riz, sous toutes ses formes, matin, midi et soir. Tester les barbecues de poissons dans les stands de rues ! Vous vous en lècherez les doigts ! Même si certains stands de rues présentent une hygiène douteuse, pour ma part je n’ai jamais été malade malgré un estomac très capricieux. Alors ne tirez pas la grimace si quelques mouches se posent sur vos beignets de crevettes.

Pour 26 jours je m’en suis sortie avec un budget de 475 € tout compris (incluant les repas et les boissons) en ne me privant de rien. Favorisez les hébergements qui incluent le petit déjeuner dans le prix de la chambre et renseignez-vous avant de vous y installer. Ce sera toujours ça d’économisé. En moyenne, pour 3 repas par jours et une soirée de temps à autre, comptez un budget quotidien de 18 €.

 

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  • Transport :

Bateau :

Oubliées les heures de bus interminables et les gares routières bondées ! Mais oubliés aussi les trajets de nuit qui font gagner un temps précieux et les correspondances régulières entre deux destinations. En Indonésie on voyage principalement en bateau (et plus rarement en taxi). Certes, ça change, la mer est magnifique mais c’est d’une lenteur… ! Ah c’est sûr, ici on prend son temps ! Et si l’unique bateau quotidien que vous souhaitez prendre est complet, vous n’aurez pas d’autre solution que d’attendre le jour suivant, ou celui d’après…ou celui d’après encore.

Renseignez-vous au préalable sur l’état de la mer car si vous n’avez pas le pied marin vous vous retrouverez avec un adorable petit sachet plastique rempli de votre petit-déjeuner (version semi-digérée). Renseignez-vous aussi sur la disponibilité et la fréquence des ferrys locaux. Les sont prix bien plus bas que ceux de leurs cousins touristiques. Ne croyez pas sur parole les agences touristiques qui tentent de survendre les transports touristiques.

 

 

Avion :

Qui dit îles dit bateaux ou… avions.

L’Indonésie compte de nombreux aéroports, internationaux ou régionaux et c’est une bénédiction pour le voyageur qui veut gagner du temps ! En revanche, si vous vous y prenez au dernier moment, ça ne sera pas donné. Essayez de réserver vos vols au moins 2 à 4 semaines à l’avance en « comptant large », quitte à patienter une nuit supplémentaire avant d’embarquer. Pensez aussi que pour de nombreuses destinations il vous faudra repasser par Jakarta ou Bali (voire les deux). Tenez-en compte dans votre planning. Un vol direct Lombok – Manado (Nord de la Sulawesi) aurait pu durer 2 à 3 heures mais avec l’escale nécessaire j’ai mis plus de 7 heures. Résultat : une journée de gâchée.

 

 

Taxi :

A moins que ce ne soit pour rejoindre un aéroport ou un port, vous aurez rarement recours à un taxi. Si comme moi vous voyagez seule, optez pour un mototaxi. Vous avez un sac de plus de 15 kilos et un second de 6 kilos ? Aucune inquiétude, les mototaxis indonésiens sont d’excellents conducteurs, et quand vous verrez ce qu’ils sont capables de transporter en scooter avec seulement une main pour tenir le guidon, vous serez définitivement rassurés.

 

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  • Excursions et sites payants :

Parmi les excursions payantes, l’Indonésie compte notamment l’ascension de ses nombreux volcans, la rencontre avec les dragons du Komodo et les treks en pleine jungle. Pour ma part, j’ai « raté » les monstres du Komodo (le bateau n’était pas disponible avant 5 jours) et n’ai escaladé qu’un seul volcan, ce qui, vu la beauté du site et la difficulté incroyable à atteindre le sommet, était amplement suffisant.

Pour un trip de 4 jours en bateau depuis Gili T pour visiter entre autres le parc de Komodo (il est quasi impossible de l’atteindre autrement depuis Bali ou les îles Gili), comptez environ 115 € tout compris, après négociation.

Pour l’ascension du Rinjani (trek de 2 jours et 1 nuit) comptez 70 €, encore une fois après négociation. Il existe également un circuit de 3 jours et 2 nuits qui est négociable aux alentours de 105/115 €.

Si vous souhaitez plonger en Indonésie, veillez à faire le tour des clubs de plongée en amont car les prix peuvent grandement varier. En revanche, assurez-vous au préalable de ce que la flore et la faune ont à vous offrir afin de ne pas être déçu (je l’ai notamment été à Gili T). En général, comptez entre 30 et 40 € par plongée. Je vous conseille fortement de plonger en Sulawesi du Nord, à Bunaken précisément. A 55 € les 2 plongées, vous en aurez bien plus que pour votre argent ! Ce spot est surréaliste !

 

 

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Récapitulatif des frais pour 26 jours, par personne :

Avion A/R (Paris – Denpasar, haute saison) : 610 €

Hébergement : 260 €

Nourriture (dont soirées) : 475 €

Visites payantes : 85 €

Transports : 210 €

Taxes / Visa : 0 €

Frais bancaires : 20 €

Coût « tout compris » : 1660 € pour 26 jours en ne se privant de rien (1050 € hors A/R depuis la France).

 

 

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Step by step :

 

  • Kuta Bali :

Les + :

Un excellent spot de surf avec cours aux tarifs attractifs, la fête jusqu’au petit matin, d’innombrables « boutiques de rue » où vous pourrez trouver absolument de tout.

Les – :

Des touristes, des touristes et encore des touristes. Une occidentalisation peu ragoutante, bien loin de ce que l’Indonésie a à offrir de plus authentique.

Bon(s) plan(s) :

En termes de menus, les restaurants et bars se valent à peu près tous. Néanmoins le Piggy’s Bar est ouvert 24/24, pratique si vous avez besoin de wifi à n’importe quelle heure ou si vous avez une fringale post-fiesta. Il est situé dans une des artères principales : Poppies Lane II, Kuta – Bali.

 

 

  • Munduk (Nord de Bali) :

Les + :

Les rizières, la jungle, les incroyables cascades, la fraicheur et le calme.

Les – :

La jungle est dense, vous pourrez facilement vous y perdre.

Bon(s) plan(s) :

Séjournez au One Homestay, tout près de la rue principale (9 € la nuit), la vue depuis la terrasse sur les collines et les rizières est imprenable et le personnel est d’une gentillesse extrême, il vous fournira notamment un précieux plan pour atteindre les rizières et les cascades.

Enorme coup de cœur pour les cascades « Melantine waterfall » et « Red Corall waterfall ». Pour les atteindre vous devrez marcher un bon moment dans la jungle parfois sans aucun sentier tracé ! Vous serez en pleine nature avec seulement le bruit des oiseaux et de vos pas ! Partez avec de bonnes chaussures, les pentes sont parfois très raides et glissantes.

 

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  • Gili Trawangan (Gili T) :

Les + :

Les côtes Est et Ouest de l’île qui offrent respectivement des levers et couchers de soleils à couper le souffle. Les plages de sable fin. Aucun véhicule à moteur sur cette île où la fête se poursuit tard sur la plage autour de magnifiques feux de camp.

Les – :

Les sites de plongés alentours ne sont pas déments et je regrette le grand nombre de calèches conduites par des chevaux éreintés et mal traités. Un autre bémol : en haute saison, le prix des hébergements (même les dortoirs les plus sommaires) reste assez élevé !

Bon(s) plan(s) :

Si vous voulez manger une excellente pizza ou tout simplement lézarder sur la plage, rendez-vous à L’Egoïste. Ce bar/restaurant (sur l’artère principale, en vous dirigeant vers la droite lorsque vous débarquez du port) est tenu par des français (dont Fred) et vous y serez parfaitement reçus. Allez-y de ma part. De plus, l’Egoïste propose des cours de cuisine ! De quoi joindre l’utile à l’agréable et passer un bon moment entre amis (ou d’en rencontrer de nouveaux).

Si vous voulez écouter de la musique live, optez pour le Sama Sama. La scène de ce bar reçoit de nombreux artistes de talent qui vous feront sautiller jusqu’au bout de la nuit.

 

 

  • Praya (Lombok) :

Les + :

Vivre avec les locaux, jouer avec les enfants, cuisiner et dîner avec les familles. Admirer les rizières. Profiter de la tranquillité de la vie rurale. Se baigner dans les cascades.

Les – :

Pas de wifi (saperlipopette).

Bon(s) plan(s) :

Si vous êtes de passage à Lombok, je vous invite à contacter Parlan qui vit près de Praya (Facebook : Parlan Lan). Lui et sa tante Amy font partie des plus belles personnes que j’ai rencontrées durant mon voyage. Parlan et Amy ont à cœur de rencontrer des voyageurs et de faire découvrir leur magnifique région. J’ai séjourné chez sa famille et j’ai vécu des moments inoubliables, entourée d’une trentaine d’enfants (du village), apprenant à cuisiner « à l’indonésienne » et partageant le quotidien de cette super famille. Si Parlan vous propose de vous amener ici et là, sachez néanmoins qu’il faudra régler les frais liés au véhicule (ce qui me semble normal). Demandez-lui en amont pour ne pas avoir de mauvaise surprise.

Si vous séjournez près de Praya (centre de Lombok) je vous conseille fortement de vous rendre aux chutes de Benang Kelambu ! Elles sont spectaculaires et vous pourrez vous y rafraîchir !

 

 

  • Rinjani (Lombok) :

Les + :

Le dépassement de soi, la vue sur le cratère depuis le sommet, les paysages tout au long du trek, la nature (la vraie) !

Les – :

Le froid, l’humidité, l’excessive difficulté de ce trek, la boue, le vent, le manque de sommeil (réveil à 2 heures du matin pour atteindre le point culminant).

Bon(s) plan(s) :

Emportez des vêtements chauds, des vêtements de rechange, une protection contre la pluie pour vous et votre sac.

Négociez le prix (guide, porteurs, nourriture et tente) : pour un trek de 2 jours et 1 nuit ne payez pas plus de 80 €, pour un trek de 3 jours et 2 nuits, ne payez pas plus de 125 €.

J’ai eu la chance de tomber sur un excellent guide : Opik (On va où ? Au pic du volcan !). Contactez-le via Facebook pour booker votre trek Vous pouvez contacter « Opick Rinjani » via ce lien sur Facebook ou, par What’s App à ce numéro : +62(0)85237996224.

 Ne tentez pas d’escalader ce volcan de 3726 mètres sans guide, il y a eu des morts !

 

 

  • Bunaken (Nord de la Sulawesi) :

Les + :

Un spot de plongé incomparable ! La tranquillité absolue, les mangroves, les coraux et milliers de poissons et tortues (même en snorkeling), la nature, la gentillesse infinie de locaux.

Les – :

Les coupures d’électricité, la quasi inexistence du wifi.

Bon(s) plan(s) :

Pour l’hébergement et le snorkeling : Optez pour le Lorenso Cottages Beach Garden, une des adresses les plus dépaysante et les plus économiques de l’île. Asso, saura vous accueillir comme des princes. Comptez environ 10 € pour une nuitée incluant 3 repas par jour. Le meilleur spot de snorkeling de l’île est situé juste en face des bungalows et la location de l’équipement vous coûtera 4 € par jour.

Pour la plongée : plongez avec le centre « Kus-Kus », c’est un, sinon LE moins cher de l’île : 55 euros les 2 plongées. Les moniteurs sont géniaux et le personnel super accueillant.

Pour le wifi : Le seul endroit de l’île où vous pouvez vous connecter à peu près correctement est l’hôtel/club de plongée « Living Colours », moyennant environ 3 euros et une consommation.

Si vous devez séjourner à Manado, voici les deux adresses les plus économiques que j’ai trouvées et qui offrent des chambres impeccables :

  • Le Manado Green Hotel (11 € / nuit – Adresse Jl. Ahmad Yani No.17, Sario Tumpaan, Sario, Kota Manado, Sulawesi Utara – Tel : +62 813-4180-3398).
  • Le Manado Grace Inn (12 € / nuit – Adresse : Jl. Sam Ratulangi No.113-H, Tj. Batu, Wanea, Kota Manado, Sulawesi Utara – Tel : +62 431 8880288). Allez-y de ma part ! le personnel est d’une gentillesse sans pareil.

La Thaïlande

Plongée, Full moon & Trekkings

 

 

Ah la Thaïlande ! Ses plages de sable fin, ses fêtes à n’en plus finir (et les blackout qui vont avec) … Un grand nombre de touristes se rend en Thaïlande en arrivant à Bangkok et gagne le sud et les nombreuses îles alentour. Pourtant, si le nord reste bien moins exploré, il vaut largement le détour !

A quelques exceptions près, le nord demeure sauvage et les amoureux de la nature pourront y trouver la quiétude et découvrir un patrimoine historique exceptionnel.

 

 

Où et quand ?

 

La mousson prend fin en octobre, même si quelques ondées peuvent encore survenir et la haute saison débute à la fin du mois de novembre environ. Du coup, petite chanceuse que je suis, je m’y suis rendue pile poil entre ces deux périodes. De quoi profiter d’une météo exceptionnelle et de prix très attractifs.

Il ne faut pas hésiter à visiter la Thaïlande dans sa totalité. Certes, les plages et la fiesta c’est sympathique mais rien ne vaut un trek dans une réserve naturelle du nord ! Animaux, jungle, cascades (et même insectes improbables pour ceux que cela intéresse) : tout y est. De plus, les liaisons sont parfaitement bien assurées entre chaque site valant le détour et également vers le sud.

 

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Combien ?

 

« La Thaïlande, tu verras, ça ne coûte rien ». Euhhh… Oui mais non tout de même ! Visiter la Thaïlande demande un certain budget et, les thaïlandais (qui ont bien compris l’attrait que représente leur pays) vous feront payer tout, absolument tout (du pipi room à l’utilisation de verres jetables) et certains essaieront (voire parviendront, oui, oui cela m’est arrivé) outrageusement de vous arnaquer. Restez donc prudents et lorsqu’on vous annonce un tarif assurez-vous de ce qu’il comprend.

 

  • Hébergement :

Vous trouverez facilement des dortoirs à moindre coût dans toute la Thaïlande (en moyenne 4 à 6 euros) et souvent des chambres simples à des prix très attractifs avant la haute saison (environ 8 à 12 €). Evidemment ce ne sera pas le grand luxe (même si j’ai parfois eu d’excellentes surprises) et à ce tarif-là il vous faudra vous contenter de quatre murs sans fenêtre avec une douche (froide hein !) à l’extérieur de la chambre.

J’ai voyagé en Thaïlande durant 27 jours et cela m’a couté 215 € pour l’hébergement (soit environ 8 € par nuit). J’ai parfois dormi en dortoir, parfois en chambre simple et parfois en partageant un bungalow avec des amis voyageurs rencontrés sur la route. Concernant cette dernière option, cela m’a permis de loger dans des hôtels avec un standing plus élevé et disposant la plupart du temps d’une piscine et de chambres impeccables.

 

 

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  • Nourriture :

Les inconditionnels de la « bouffe occidentales » n’auront pas à s’en faire pour leurs papilles gustatives. A quelques exceptions près (principalement dans le nord) vous trouverez de tout partout en Thaïlande, que ce soit des pizzas, pâtes, burgers et même des sushis. En revanche, attendez-vous à des prix plus élevés pour ce genre de restaurants. A 8 € la pizza et 4 € la pinte (oh mon dieu ! Pizza + bière = cliché !) on est loin des tarifs pratiqués dans les restaurants locaux. Sachez que dans le sud vous trouverez un peu partout de nombreux « 7/11 » ouverts très tard et pourrez y dégoter de nombreux encas ainsi que tout ce dont vous pourriez avoir besoin. Cela va de la paire de tongs au sac étanche, en passant par les nouilles en sachet.

 

Pour 27 jours je m’en suis sortie avec un budget de 500 € tout compris (dont le budget réservé aux soirées qui, en bonne fêtarde que je suis, n’est pas négligeable). En moyenne comptez 18 € par jour si comme moi vous voulez vous faire plaisir et regardez peu à la dépense. Ce montant est largement moindre si vous opter pour la nourriture locale et la nourriture de rue, comptez alors 350 €.

 

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  • Transport :

 

Avion :

La Thaïlande dispose de plusieurs aéroports internationaux. Outre celui de Bangkok, l’aéroport de Chiang Mai (au nord) et celui de Koh Samui (au sud) constituent un excellent point de départ pour traverser la Thaïlande. Vous pourrez également faire des vols internes mais, personnellement, je vous le déconseille car les réseaux de bus et de trains sont excellents et vous permettront de faire plusieurs stops intéressants.

Pour ma part je suis arrivée à Chiang Mai depuis Yangon en Birmanie en payant 160 € et suis repartie de Koh Samui au sud vers l’Indonésie pour 260 €. Si vous prévoyez de faire un aller-retour depuis Paris en arrivant par exemple à Chiang Mai et en repartant de Koh Samui, comptez environ 460 € en vous y prenant 3 mois à l’avance.

 

Train :

Les trains sont particulièrement utiles pour voyager vers ou depuis Bangkok. Mais cela a un coût. Les trains couchettes sont confortables et propres (bien que ce ne soit pas le grand luxe) et vous permettront de gagner du temps. Pensez à réserver à l’avance car les prix grimpent rapidement et les wagons se remplissent en quelques jours. Pour réserver vos tickets je vous recommande ce site : www.12go.asia. Il vous permettra notamment d’acheter des billets combinés (par exemple train + bateau) et une version française est disponible ce qui est parfois bien utile.

 

Bus :

La plupart des infrastructures routières thaïlandaises sont en très bon état et autant dire qu’après la Birmanie c’est un vrai plaisir de prendre le bus en Thaïlande. De plus, comparativement aux pays voisins, en Thaïlande je n’ai pas eu à subir la musique dans le bus ni les incessants coups de klaxons et même les « vomisseurs » (comprendre malades en transport) se font très discrets. Les horaires et durées de transports sont respectés et les tarifs, quoiqu’un peu élevés pour l’Asie restent parfaitement abordables. En revanche il y a peu de bus de nuit et encore moins de connexions de nuit dans les gares routières ce qui peut faire perdre un temps considérable dans les transports.

 

 

Taxi :

C’est THE arnaque du pays ! Il m’est arrivé de devoir payer plus de 13 € pour 14 kilomètres soit largement le double que ce que j’ai l’habitude de payer en Asie. Encore une fois : négociez avant de monter dans votre taxi ! Et si possible partagez-le. De nombreux taxis disposent d’une pancarte où sont inscrits les tarifs en fonction des destinations. Sachez que ces prix ne sont pas réels et restent très largement négociables. Une autre astuce lorsque vous arrivez à une gare routière et avez besoin d’un taxi est de ne pas vous ruer sur le premier qui vous propose ses services mais de vous éloigner de la gare pour trouver un taxi indépendant. Cela vous évitera de payer le prix fort constitué en grande partie d’une commission pour le rabatteur et/ou la compagnie de taxi.

 

Bateau :

Qui dit Thaïlande dit îles et qui dit îles dit bateaux. Les prix demeurent bien élevés néanmoins, mais quand on n’a pas le choix on n’a pas le choix ! De nombreux bateaux assurent la liaison depuis le continent et entre les îles. Les trajets ne sont pas longs mais selon la météo accrochez-vous à votre estomac. Ça tangue sévère ! Lorsque vous achetez un ticket renseignez-vous auprès de votre agence pour savoir si le transfert entre l’hôtel et le port est inclus, cela vous permettra de sauver quelques deniers.

 

 

  • Excursions et sites payants :

En Thaïlande tout se paie, absolument tout ! A quelques exceptions près n’espérez pas pouvoir visiter une réserve, un temple ou accéder à des cascades gratuitement. Les prix varient selon la renommée des lieux mais ils demeurent souvent élevés. C’est un budget à prévoir. Si vous le pouvez, louez un scooter pour accéder aux sites historiques ou aux réserves naturelles. Vous y découvrirez bien plus et pourrez-vous arrêter à votre guise. Sachez que dans le nord de la Thaïlande de nombreux parcs naturels sont situés en hauteurs et très souvent embrumés. Emportez avec vous des vêtements chauds et de quoi vous protéger de l’humidité voire de la pluie.

En tout et pour tout la visites des sites payants en Thaïlande m’a coûté environ 120 €.

Je n’inclus pas dans ce montant : l’Open Water Padi à Koh Tao (215 €) et une plongée à Koh Phagan (60 €).

 

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Récapitulatif des frais pour 27 jours, par personne :

Avion A/R :  460 €

Hébergement :  215 €

Nourriture (dont soirées) :  500 €

Visites payantes :  120 €

Transports :  195 €

Taxes / Visa :  0 €

Frais bancaires :  20 €

Coût « tout compris » : 1510  € pour 27 jours en ne se privant de rien (1050 € hors A/R depuis la France).

 

 

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Step by step :

 

  • Chiang Mai :

Les + :

Les nombreux sanctuaires pour éléphants près de Chiang Mai ainsi que les stops de rafting, la vue depuis le Doi Suthep auquel on accède par une belle route sinueuse, le Sunday et Saturday Market (marché d’artisanat local, et bien sûr d’attrapes-touristes).

Les – :

La circulation en journée, le manque de patrimoine historique au sein de la vieille ville.

Bon(s) plan(s) :

Refusez toute proposition de promenade à dos d’éléphants. Dans le cadre de ce genre de centres touristiques les animaux sont maltraités. Choisissez plutôt de passer une demie journée (c’est suffisant) dans un sanctuaire pour éléphants. Vous pourrez la plupart du temps faire également un peu de rafting (c’est inclus dans le prix généralement) pour un total d’environ 40 €. Les sanctuaires pour éléphants laissent les animaux libres et accueillent également des animaux qui ont été blessés ou maltraités. Pour ma part j’ai opté pour une demi-journée avec la compagnie « Elephant Explorer » connue par chaque établissement hôtelier qui se respecte à Chiang Mai. Nous étions seulement 3 personnes et avons pu faire une descente en rafting, nourrir les éléphants et se baigner avec eux. Un moment magique !

La ville de Chiang Mai n’a pas beaucoup à offrir, néanmoins, louez un scooter et rendez-vous au Doi Suthep, un temple qui surplombe la ville et offre une vue imprenable que précède une route d’environ 1 heure dans la foret (mais la route est bonne hein, rassurez-vous).

 

 

  • Doi Ithanon National Park :

Les + :

Les nombreuses cascades, le calme absolu, la végétation luxuriante.

Les – :

Le froid, le brouillard et les possibles averses.

Bon(s) plan(s) :

Emportez des vêtements chauds avec vous et de quoi vous protéger de la pluie. A l’entrée du parc il fait souvent plus de 25 degrés mais au sommet il fait aux alentours de 10 degrés voire moins et avec l’humidité, ça pique !

Si, comme moi, vous ne faites pas de scooter et ne souhaitez pas recourir à un mini bus bondé de touristes ni payer excessivement cher pour avoir un véhicule à vous toute seule, demandez à votre hôtel de louer les service d’un « scooter-driver ». Il vous en coûtera environ 16 € (après négociation) pour quelques heures et de nombreux arrêts à différents points de vue et cascades.

 

 

  • Pai :

Les + :

Coup de cœur pour cette ville à l’ambiance hippie (marchés nocturnes, bouffe de rue délicieuse…), entourée de cascades facilement accessibles dont les bassins sont de véritables piscines avec toboggans naturels et où les soirées sont festives et bon enfant.

Les – :

Je cherche encore…

Bon(s) plan(s) :

Je me suis fait une véritable amie à Pai : Nattiya ! Elle travaille au Sabai Bar, tout près de la gare routière, sur la route principale et tient également une guesthouse réputée et peuplée de backpackers (le Chill Lom House) à 5 € la nuitée en dortoir. Allez-y de ma part ! Vous serez reçus par son fantastique sourire et elle vous emmènera sûrement prendre un verre avec elle le soir au Don’t Cry Bar.

En journée, allez-vous baigner dans une cascade. Ma favorite est de loin celle de Nam Tok Mo Paeng (à 8 km du centre de Pai), facilement accessible. Vous pourrez y faire des glissades, lézarder au soleil sur les doux rocher qui l’entourent et barboter dans l’eau fraiche.

 

 

  • Sukhothai :

Les + :

Une étendue de temples extrêmement bien conservés dans un parc arboré à la pelouse impeccable et aux canaux romantiques. Un parc à taille humaine, visitable en quelques heures.

Les – :

La visite du parc historique n’est pas aussi longue que prévue et j’ai eu tort de séjourner une nuit à Sokkhotai.

Bon(s) plan(s) :

Nul besoin de louer un scooter. Visitez le parc à pied ou à vélo. Ce sera bien plus agréable.

 

 

  • Khao Yai National Park :

Les + :

Sans doute l’un des plus beaux parcs naturels d’Asie où l’on croise facilement des éléphants, des insectes improbables et où la jungle est parfaitement bien préservée.

Les – :

Les températures assez basses, le brouillard, le prix élevé (50 € tout inclus pour une journée) notamment dû à la nécessité d’un guide.

Bon(s) plan(s) :

Pour une fois, je vous recommande de faire le « vrai touriste » et d’opter pour une visite avec d’autres voyageurs et surtout un guide. Sans cela vous vous perdriez rapidement et manquerez sans doute des spots merveilleux.

 

 

  • Bangkok :

Les + :

Ayant voyagé durant la période de deuil qui a suivi la mort du roi, je n’ai malheureusement pas pu voir grand-chose de Bangkok car la plupart des sites étaient fermés au public. Néanmoins j’ai apprécié ses ruelles grouillantes et ses nombreux stands de rue.

Les – :

Encore une fois tous les désagréments d’une grande ville d’Asie (x 100) : la pollution, la circulation, le bruit…

Bon(s) plan(s) :

Vu les prix des hôtels à Bangkok, faites-vous plaisir : offrez-vous un hôtel avec piscine, clim et eau chaude pour moins de 20 € la chambre double. Il y en a de nombreux et pour ma part j’ai opté pour le Swan Hotel (36 Charoen Krung Rd, Bang Rak, Bangkok 10500), non loin de Chinatown qui vaut le détour.

Méfiez-vous des taxis lorsque vous arrivez à Bangkok. Le mien m’a demandé 32 € pour me déposer à l’hôtel. (plus cher qu’un taxi G7 à Paris) ! Après 10 minutes de négo nous sommes parvenus à 11 € et j’ai finalement appris que le taxi qui m’a déposé faisait la course pour la moitié de ce tarif (l’autre moitié étant la commission du rabatteur). De plus, en cours de route, de nombreux taxi vous demanderont de rajouter 3 à 5 € au prix négocié à cause de la circulation. Refusez catégoriquement et si nécessaire menacez de descendre du véhicule (bon, pas sur les voies rapides quand même, hein).

 

 

  • Koh Tao :

Les + :

Je suis tombée amoureuse de cette île ! La plongée, l’ambiance détendue et festive à la fois, le petit prix des hôtels (même avec piscine), la facilité à passer son PADI, les nombreux restaurants les pieds dans l’eau… Mon plus grand coup de cœur en Thaïlande, voire peut-être même en Asie.

Les – :

Peut-être la petitesse des plages.

Bon(s) plan(s) :

Passer son PADI en 3 jour (Open Water) est chose facile à Koh Tao qui est réputée pour être un des spots de plongée les moins onéreux au monde. A moins de 215 € le PADI, j’ai opté pour le centre de plongée « Siam Scuba Center » (www.siamscuba.com). Je vous le recommande. Allez-y de ma part et si possible demandez à ce que Diego soit votre instructeur, il est formidable ! Quant aux fonds marins, ils sont extrêmement bien préservé et si vous êtes chanceux vous pourrez y voir des tortues et des requins de roche, même en snorkling.

Hormis la plongée, profitez des soirées interminables au Rock Bar et baladez-vous dans les hauteurs de l’île pour avoir une vue magique du golfe.

 

 
  • Koh Phagan :

Les + :

Une île à plusieurs visages : la jungle, les cascades, les plages, la fête, la plongée…

Les – :

Si vous ne louez pas de scooter le budget « transport » risque de vous faire assez mal…

Koh Phagan c’est l’île des Full Moon Party… et malheureusement, les déchets post-fiesta ne cessent de s’amonceler…

Bon(s) plan(s) :

Vous arriverez sans doute au Thong Sala Pier, le port de Koh Phagan. Si vous mettez le cap vers le Sud de l’île, vous arriverez à Haad Rin, la ville de la Full Moon Party, néanmoins, je vous conseille plutôt d’opter pour un hébergement dans le nord, près de Chaloklum. Et si vous voulez vraiment être dépaysé, choisissez un hôtel à Bottle Beach, une plage féérique qui, la plupart du temps n’est accessible que par bateau. Bottle Beach 1 Resort (www.bottlebeach1resort.com) est un excellent établissement, au personnel sympathique et avec un bon rapport qualité/prix (10€ / nuit via booking.com) et une piscine !

 

  • Koh Samui :

Bon(s) plan(s) :

Je ne suis restée qu’une nuit à Koh Samui afin de prendre un vol depuis son aéroport vers l’Indonésie et n’ai donc absolument pas parcouru l’île. Néanmoins, si vous êtes dans le même cas que moi, je vous conseille de roupiller au Pott Guesthouse qui est très proche de l’aéroport et dont le prix d’une chambre simple est tout petit : à peine 8 €.