TWAMER – Apartado – Colombie (part2)

Après avoir visité 2 écoles d’anglais à Apartado, Yoann et Martin continuent à m’aider et me présentent Omar, le responsable du Syndicat « la Sintrainagro » avec lequel ils collaborent.

Omar ne ménage pas ses efforts, et nous donne rendez-vous dès le lendemain matin, à 7 heures tapantes. Il a contacté les directeurs de deux grandes écoles publiques et a organisé pour nous des visites matinales dans chacune d’entre elles.

Yoann et moi avons un peu du mal avec ce réveil matinal mais Omar nous attend de pied ferme et son enthousiasme n’a d’égal que sa motivation.

C’est bien la première fois qu’on vient me chercher en voiture en bas de mon hébergement pour m’amener jusqu’à une école, et tout ça avec un délicieux petit déjeuner qu’Omar a pensé à emporter pour nous et que nous dégustons durant le trajet !

L’hospitalité colombienne est décidément sans égal ! Et la gentillesse d’Omar m’émeut autant qu’elle m’intimide.

 

 

Dans le premier établissement que nous visitons, les filles et les garçons font classe à part.

Nous faisons une première présentation dans une classe de garçons, ils ont environ 14/15 ans et n’ont de cesse de poser toutes sortes de questions. Leurs yeux pétillent de curiosité et ceux de leurs camarades viennent se coller aux carreaux des fenêtres de la classe.

Lorsqu’après une heure, nous sortons de la salle pour retrouver une classe de filles, c’est une joyeuse cohue qui se crée dans les coursives de l’établissement ! Des dizaines d’élèves de tout âge viennent pour nous parler, nous offrir des bracelets ou prendre une photo. Nous arrivons à peine à marcher !

 

A peine pénétrons-nous dans la classe des filles, que celles-ci commencent à chuchoter et à nous tendre des sourires bienveillants (je crois que Yoann a la cote). Comme dans chaque école que j’ai eu la chance de visiter, j’arrive assez rapidement à distinguer les comportements de ces jeunes étudiantes et cela me fait sourire : il y a la rêveuse dont le regard se perd sur le tableau, la studieuse, qui prend scrupuleusement des notes ou encore l’espiègle qui chuchote avec sa voisine en étouffant ses rires…

Qu’elle est belle la jeunesse colombienne !

 

A la fin de notre présentation, chacune des élèves se jettent littéralement sur Yoann et moi pour nous serrer la main et prendre (encore) des selfies…

Nous avons du mal à déambuler pour sortir de l’école et quittons les lieux sous des dizaines de « hello » rieurs.

 

Mais il ne faut pas traîner, Omar nous attend et nous filons droit vers la deuxième école ! Nous avons hâte d’y arriver même si la fatigue se fait sentir car c’est une matinée en flux tendus !

Après 15 minutes de route, je n’ai même pas le temps de fumer une cigarette qu’on me fait signe : « Vamos pues ! Ya les esperan ! »

 

 

Dans le collège de Santa Maria de la Antigua la classe que nous avons la chance de rencontrer est mixte et les élèves sont un peu plus jeunes, entre 11 et 13 ans.

L’ambiance est plus calme, plus studieuse, ce qui est étonnant vu leur nombre (environ 30 élèves).

Omar a demandé à un journaliste de venir prendre quelques photos (Ah la vie de star ..!) et les regards des élèves se font timides dès qu’ils croisent l’objectif.

Leurs questions sont pertinentes et précises, et ils démontrent un réel intérêt quant à l’histoire de la France. Sous le regard bienveillant de leur professeure souriante, nous discutons des significations respectives des drapeaux de nos pays aussi bien que de nos traditions culinaires. Il nous interrogent notamment sur la nature des principaux conflits sociaux en France et des secteurs lesquels reposent l’économie française 

 

Après une bonne heure de présentation, Omar nous fait signe qu’il est temps de quitter les lieux, ce que nous faisons en serrant quelques étudiants dans nos bras ou en leur faisant une bise, avant de retrouver le directeur de l’école à l’enthousiasme débordant.

 

Ces 2 jours de Twaming étaient une première pour Yoann et il en sort avec un sourire qui n’a d’égal que sa gentillesse.

Quelques jours plus tard, je suis très heureuse d’apprendre que cette expérience l’a tellement touché qu’il est lui aussi devenu un Ambassadeur de TWAM et je n’ai aucun doute sur l’énergie qu’il mettra à rencontrer sans cesse de nouveaux étudiants.

Quant à moi, ce n’est pas une première, mais c’est une expérience qui sort du commun, tant par le nombre d’étudiants rencontrés que par l’aide qui m’a été apportée par Yoann, Martin et Omar (et par l’intensité de ces 2 jours) !

 

Je quitte cette dernière école les larmes aux yeux.

Les enfants du monde sont beaux.

Si d’aventures vous vous retrouvez à Apartadó, Colombie, sachez que plusieurs établissements n’attendent que vous pour développer un échange avec eux, pour faire briller les yeux de leurs étudiants.

 

TWAMER – Apartado – Colombie (part 1)

 

 « Salut, je me permets de te contacter car je suis les actions de TWAM ainsi que ton voyage ».

 

Le 26 janvier, alors que je viens de quitter les Philippines pour le Guatemala, je reçois un mail de Yoann et Martin, deux français qui ont tout plaqué pour vivre à Apartado, une petite ville au nord de la Colombie.

 Ils y bâtissent un projet social qui œuvre pour le bien-être des travailleurs colombiens, qui sont malheureusement trop souvent exploités. Ils ont été touchés par les actions entreprises par TWAM et notamment mes interventions en Asie au sein de différentes écoles. 

 

« L’union fait la Force ! »
 

 

Ce qu’ils me proposent n’a pas de prix : m’aider à trouver de nouvelles écoles à Apartado, qui souhaiteraient devenir des TWAMHOST et donc m’accueillir ainsi que d’autres voyageurs par la suite !

Apartado c’est loin, très loin… Mais comment refuser ? Je suis prête à faire des heures et des heures de bus pour les rejoindre et…c’est d’ailleurs ce que je fais.

Après plus de 16 heures de trajet, je suis reçue chez eux comme une amie (ils m’ont même préparé des crêpes, c’est dire) !

 

« Ils ont été touchés par les actions entreprises par TWAM et notamment mesinterventions en Asie au sein de différentes écoles. »

 

Dès le lendemain, notre trio se met en action et Yoann et moi parcourons une grande partie de la ville pour « démarcher » des écoles !

Il parle espagnol, moi pas, et cela m’aide infiniment. Sa gentillesse et sa spontanéité font tomber les barrières culturelles et linguistiques.

En quelques heures, nous parvenons déjà à noter des rendez-vous pour le lendemain auprès de 2 établissements scolaires !!  Whaou ! L’union fait la Force ! 

 

La première école que nous visitons est la High Class Learning. Les étudiants qui nous reçoivent sont peu nombreux mais très studieux. Leurs questions sont pertinentes et parfois, nous ne savons y répondre… Il faut dire que mes expériences précédentes s’étaient surtout déroulées au sein d’écoles primaires et maternelles et je ne suis pas bien préparée aux questions précises qui concernent l’économie et l’industrie françaises. Mais ces jeunes adultes ne m’en tiennent pas rigueur, au contraire : leurs sourires et leurs questions témoignent de l’intérêt qu’ils portent à mon pays et cela fait chaud au cœur. 

 

Ni une ni deux, après avoir été chaleureusement encouragés par le directeur de cette école, nous nous rendons dans un autre établissement : la Colombo Americano english school.

 

Ici l’ambiance est différente… Elle est survoltée !

La classe est pleine à craquer et dès que nous y entrons et nous présentons, les élèves deviennent intenables ! Applaudissements, fous rires, photos, questions, étreintes… ! La directrice nous a demandé d’intervenir auprès de jeunes issus de milieux défavorisés qui n’ont, pour la plupart, jamais rencontré d’étrangers. Leur spontanéité et leur soif d’échanger nous fait exploser le cœur.

Notre intervention dure d’ailleurs bien plus longtemps que prévu et se termine avec beaucoup d’émotion (et de selfies).

 

« Leurs sourires et leurs questions témoignent de l’intérêt qu’ils portent à mon pays et cela fait chaud au cœur. »

Je ne remercierai jamais assez Martin et Yoann pour m’avoir contactée et accompagnée durant ces 2 jours ! Sans eux cela n’aurait pas été possible, et, soyons honnêtes, ils ont fait le plus gros du « boulot ».

 

Cela dit, l’histoire entre TWAM et Apartado n’est pas terminée et de nouvelles surprises m’attendent les jours suivants…